Quand l'émotion déborde : 4 gestes pour aider son enfant à retrouver son calme

Tempo respire, la main sur le cœur, et l'orage devient soleil

Un refus, une frustration, un « non » de trop… et la tempête éclate. Cris, larmes, parfois des objets qui volent. Dans ces moments-là, mon premier réflexe a longtemps été de hausser le ton. J'ai appris (et je réapprends encore !) que pendant la crise, les mots et les sermons ne passent pas. Voici les quatre gestes qui m'aident le plus.

1. Rester calme soi-même (ou du moins essayer)

Notre calme est contagieux, notre agacement aussi. Respirer un grand coup avant de répondre, baisser le volume de sa voix, se mettre à la hauteur de son enfant : ce n'est pas facile, mais c'est souvent ce qui fait redescendre la pression le plus vite.

2. Mettre des mots sur l'émotion

« Tu es très en colère parce que tu voulais continuer à jouer. » Nommer l'émotion, sans la juger, aide l'enfant à se sentir compris. On parlera du comportement plus tard, quand le calme sera revenu.

3. Respirer ensemble

La respiration lente est un des outils les plus simples pour calmer le corps. Avec les plus jeunes, on peut imaginer qu'on gonfle un ballon en inspirant, puis qu'on le dégonfle tout doucement en soufflant. Dans le coin calme de Tempo, une bulle animée vous guide pendant une à trois minutes.

4. Offrir un refuge et quelque chose à manipuler

Un coin calme dans la maison, avec un coussin, une couverture, un sablier liquide à regarder ou un objet doux à serrer, donne à l'enfant un endroit où se poser. Ce n'est pas une punition : c'est un lieu pour se réparer, où il peut aller de lui-même quand il sent la tempête arriver.

Et après la tempête ?

Une fois le calme revenu, on peut en reparler simplement : qu'est-ce qui s'est passé, qu'est-ce qui pourrait aider la prochaine fois ? Et surtout, on se réconcilie. Un câlin répare beaucoup de choses, des deux côtés.

Si les crises sont très fréquentes ou très intenses, parlez-en au médecin ou au professionnel qui suit votre enfant : il pourra vous accompagner.

Perrine, maman et fondatrice de Petit Tempo

Ces conseils viennent de mon expérience de maman. Ils ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.